Et quand viendra le fils de l’homme… +

Mt 25,31-46 — Parole de Dieu

Le sappel

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Nuit d'adoration du jeudi 6 juin

En cette fête de Pentecôte, Dominique Paturle nous propose une méditation de Christian de Chergé

Une première conviction : je suis une « maison de prière ». Saint Paul me désigne comme « temple de l’Esprit ». C’est à dire que je suis bâti par et pour Dieu. Et c’est la prière qui me le dit, c’est elle qui me construit.

Le lieu de cette première conviction, c’est la prière personnelle, celle où j’accepte d’être avide, et d’abord à vide, d’être sans désir pour présenter plus d’adhérence au désir de Dieu.

Celle où je vais laisser les coudées franches à l’imprévisible nouveauté qui doit me venir de Dieu.

Celle où ma liberté consent par avance à ce que l’Esprit va vouloir faire de moi. C’est aussi là que j’apprends à me connaître dans ma pauvreté, ma sécheresse d’esprit et de coeur.

C’est bien là que je me saisis comme relié à Dieu, aimé de lui, entre ses mains, même quand cette prière est un affrontement (combat de Jacob, prière d’agonie de Jésus).

Et je sais que je peux perdre le fil de cet amour parfois si déconcertant, et si ténu dans la nuit, s’il vient à me manquer cette heure qu’il m’a été demandé de veiller « pour ne pas entrer en tentation ».

Voilà pourquoi je crois, avec tant de spirituels qui ont fait école dans toutes les traditions religieuses de l’humanité, qu’il faut consentir à durer dans cette prière-là de temps à autre, gratuitement.

Christian de Chergé

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